Contenu :
- Un kyste, tendance à la récidive
- Un lipome : pas méchant
- Un adénofibrome : le plus fréquent
- Et encore...
- Une tumeur cancéreuse
- Quels examens ?
- Les gestes de l'autopalpation
- Action Sein 2008
Un matin, on sent « quelque chose » au sein. Il s'agit souvent d'un problème bénin, mais mieux vaut consulter au plus tôt... ne fût-ce que pour calmer ses angoisses.
Un kyste, tendance à la récidive
Rempli de liquide, d'un diamètre de quelques milimètres à un centimètres il surgit plus fréquemment entre 40 et 50 ans. Soit durant la péri-ménopause. Isolé ou en groupe, il est la conséquence d'une dilatation d'un des multiples canaux galactophores (transportant le lait). Toujours bénin, il est parfois douloureux, mobile (il «roule» sous la peau), lisse et rond. Il est aisément diagnostiqué par palpation, par mammographie et/ou par échographie. Ce dernier examen différencie un kyste au contenu liquide d'une tumeur solide. La thérapie est simple : une ponction, sous anesthésie locale, réduit le kyste en quelques secondes et permet d'analyser son contenu. La récidive n'est pas rare et exige le même traitement.
Les kystes fibreux (maladie de Reclus, mastopathie fibrokystique et dystrophie mammaire) font exception. Il s'agit de la combinaison de plusieurs kystes et d'une fibrose. Ils sont souvent sans gravité, bien que celles qui en souffrent s'inquiètent en cas d'apparition de nouvelles grosseurs. Parfois, ces kystes fibreux s'accompagnent d'une prolifération des cellules qui recouvrent les parois des canaux galactophores. Les risques de développer une tumeur maligne sont alors plus élevés.
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C'est quoi cette boule au sein ?
Palper une grosseur dans la poitrine représente toujours une source d'angoisse. Même si, dans 90 % des cas, c'est bénin. Voici les diagnostics possibles.Contenu :
- Un kyste, tendance à la récidive
- Un lipome : pas méchant
- Un adénofibrome : le plus fréquent
- Et encore...
- Une tumeur cancéreuse
- Quels examens ?
- Les gestes de l'autopalpation
- Action Sein 2008
Un matin, on sent « quelque chose » au sein. Il s'agit souvent d'un problème bénin, mais mieux vaut consulter au plus tôt... ne fût-ce que pour calmer ses angoisses.
Un kyste, tendance à la récidive
Rempli de liquide, d'un diamètre de quelques milimètres à un centimètres il surgit plus fréquemment entre 40 et 50 ans. Soit durant la péri-ménopause. Isolé ou en groupe, il est la conséquence d'une dilatation d'un des multiples canaux galactophores (transportant le lait). Toujours bénin, il est parfois douloureux, mobile (il «roule» sous la peau), lisse et rond. Il est aisément diagnostiqué par palpation, par mammographie et/ou par échographie. Ce dernier examen différencie un kyste au contenu liquide d'une tumeur solide. La thérapie est simple : une ponction, sous anesthésie locale, réduit le kyste en quelques secondes et permet d'analyser son contenu. La récidive n'est pas rare et exige le même traitement.
Les kystes fibreux (maladie de Reclus, mastopathie fibrokystique et dystrophie mammaire) font exception. Il s'agit de la combinaison de plusieurs kystes et d'une fibrose. Ils sont souvent sans gravité, bien que celles qui en souffrent s'inquiètent en cas d'apparition de nouvelles grosseurs. Parfois, ces kystes fibreux s'accompagnent d'une prolifération des cellules qui recouvrent les parois des canaux galactophores. Les risques de développer une tumeur maligne sont alors plus élevés.
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Un lipome : pas méchant
Les symptômes sont identiques : la découverte d'une boule de graisse régulière, lisse, pas très dure et bougeant sous les doigts (car elle est située sous la peau). La mammographie différencie le kyste, l'adénofibrome et le lipome, en mettant le tissu graisseux du lipome en évidence. Ce dernier ne devient jamais une tumeur maligne : voilà pourquoi, s'il est de petite taille, il n'exige pas d'acte médical.
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Un adénofibrome : le plus fréquent
S'il présente des manifestations semblables à celui du kyste, ses dimensions sont généralement plus petites. Même si l'adénofibrome (ou adénome) atteint exceptionnellement plusieurs centimètres de diamètre. Plutôt rencontré chez les femmes jeunes, il est décelé par palpation (une boule ferme et mobilisable) et par mammographie/échographie. Deux examens permettant de cerner ses contours bien réguliers. Ici aussi, le gynécologue se montre peu interventionniste : cette formation glandulaire bénigne, fréquemment rencontrée, ne se transforme jamais en tumeur maligne.
En revanche, lorsqu'elle apparaît chez des patientes après 40 ans, elle pose davantage de soucis au praticien car elle est moins facile à différencier d'un cancer. On préfère alors la ponctionner ou l'ôter chirurgicalement pour analyses...
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Et encore...
Parfois, de petites formations se développent à l'embouchure des canaux galactophores, au niveau du mamelon. Ces «papillomes intracanalaires» sont, d'un geste simple, enlevés par le gynécologue.
Il y a aussi les mastodynies : un terme barbare, synonyme de tensions sensibles dans les seins ressenties chaque mois, durant la période prémenstruelle. Très fréquentes, elles sont la conséquence des modifications hormonales du cycle féminin. À moins que l'on ne tâte une zone plus indurée, touchant un ou les deux seins. C'est le résultat d'une glande mammaire fonctionnant en surrégime. Si la situation est inconfortable, une application locale de progestérone améliore les symptômes.
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Une tumeur cancéreuse
Par rapport aux boules bénignes, ses contours sont moins réguliers, moins lisses et elle adhère aux tissus avoisinants. Certains symptômes doivent inciter à consulter, tels une modification d'un ou des deux seins, une fossette, un sillon, une déformation même légère, une rétraction du mamelon, etc. Afin de les remarquer précocement, prenez l'habitude d'observer et de palper vos seins au moins une fois par mois.
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Quels examens ?
La perception d'une boule dans les seins ou l'observation d'une modification doit entraîner une consultation rapide. Afin d'affiner le diagnostic, le gynécologue prévoit des examens, programmés tous les 1 ou 2 ans, dès la quarantaine.
La mammographie constitue l'examen de choix, en repérant des caractéristiques non perçues à la palpation. Quand elle montre des micro-calcifications, le gynécologue ouvre l'oeil : ce signe est susceptible d'annoncer un futur cancer du sein. Des seins denses (composés de beaucoup de tissu glandulaire) rendent également les anomalies plus compliquées à repérer. Voilà pourquoi cette radiographie des seins est parfois couplée à une échographie. La mammographie bénéficie également des progrès numériques : l'examen est, pour la patiente, identique. Mais les images organisées sur un support digital sont étudiées de manière plus détaillée car le médecin a la possibilité d'agrandir des détails, de modifier des contrastes...
L'échographie peaufine la mammographie et/ou vérifie si les tumeurs ont un contenu solide (adénofibrome, lipome, cancer) ou liquide (kyste). Les appareils bénéficient des dernières technologies : grâce à des sondes à très haute fréquence, des grosseurs de 2 à 3 mm sont visibles.
Lorsque les tests ont mis une tumeur en évidence, un prélèvement est prévu sous contrôle échographique, en vue d'une analyse plus poussée. Diverses techniques sont possibles. La cytoponction ou la microbiopsie sont pratiquées via une longue aiguille prélevant cellules et liquide intérieur, sous anesthésie locale.
La cytoponction, un prélèvement plus important, analyse l'organisation des cellules entre elles et peut détecter un cancer. Enfin, une biopsie et une analyse des ganglions axillaires (situés au niveau des aisselles) sont programmées, sous anesthésie générale, lorsqu'un cancer est suspecté.
«Une enquête belge, datant de 2005, prouve que plus de la moitié des femmes âgées de plus de 45 ans redoutent de souffrir d'un cancer du sein, explique le Dr Didier Vander Steichel, directeur scientifique de la Fondation contre le cancer. La moitié d'entre elles acceptent même une ablation totale de la poitrine avant d'avoir reçu la confirmation du diagnostic.» Une situation qui alarme le médecin : «En Belgique, 1 femme sur 10 développera un cancer du sein. Cela signifie que 9 femmes sur 10 n'en souffriront jamais. »
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Les gestes de l'autopalpation
La palpation des seins, recommandée à toutes les femmes dès l'adolescence, doit se réaliser une fois par mois, juste après les menstruations pour celles qui sont encore réglées. En effet, juste avant les règles, on palpe quelquefois un nodule, qui disparaît spontanément en quelques jours mais entraîne des angoisses inutiles.
Pour bien comprendre le mouvement, demandez une démonstration à votre gynécologue.
1 - Debout devant le miroir, les bras le long du corps, observez vos seins, de face et de profil, afin de voir s'ils sont symétriques et ne présentent, à première vue, aucune anomalie : crevasse, fossette, pli, rétraction... Répétez cette observation en plaçant les mains sur les hanches, puis en croisant les bras au-dessus de la tête.
2 - En position couchée ou debout, un bras au-dessus de la tête, palpez fermement, avec les doigts tendus et serrés les uns contre les autres, toute la surface du sein. Commencez par la partie centrale et effectuez, vers la périphérie, des petits mouvements circulaires en écrasant le sein sur les côtes. Terminez par la palpation des aisselles et de la zone située sous les clavicules.
3 - Pressez chaque mamelon et vérifiez s'il n'y a pas d'écoulement de liquide ou de sang.
Journée d'information «Action Sein»Tous les deux ans, la Foncation contre le Cancer organise une journée d'information «Action Sein», dont l'édition 2008 aura lieu ce vendredi 10 octobre au Passage 44. Au cours de cette journée, la maladie sera abordée sous toutes ses facettes: prévention, dépistage, diagnostic et traitements. Cette année, l’accent sera notamment mis sur la mesure du risque individuel de cancer du sein. Toutes les informations et le bulletin d'inscription se trouvent sur le site de la Fondation : www.cancer.be - Tél. : 02 736 99 99. Et n'oubliez pas de porter votre Ruban Rose, symbole international de la lutte contre le cancer du sein. |
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Auteur: Michèle Rager |
Mise en ligne: 12-12-2007 |
Mise à jour: 01-10-2008